MR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN

LES SPECTACLES DU PALAIS

Tarif à partir de 10 €
ven. 7 fév. 2020. 20h30
THEATRE CROISETTE
Description

Deux représentations : le 7 février à 14h30 et  20h30

 

De et avec Éric-Emmanuel Schmitt

Mise en scène : Anne Bourgeois

 

Après une tournée triomphale de 150 représentations qui a mené son auteur-interprète au 4 coins du monde, le spectacle revient enfin en tournée dans toute la France !

Paris, les années 60. Momo, un garçon juif de douze ans, devient l’ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue pour échapper à une famille sans amour. Mais les apparences sont trompeuses : Monsieur Ibrahim n’est pas arabe, la rue Bleue n’est pas bleue et la vie ordinaire peut-être pas si ordinaire...

Comment échapper à la solitude, à la malédiction du malheur ? Comment apprendre à sourire ?

L’histoire tendre et drôle d’un gamin au franc-parler et de l’épicier arabe de sa rue revit, ici, exceptionnellement interprétée par son auteur.

 

Durée 1h30 - Tout public à partir de 12 ans

 

Politique tarifaire :

TARIF ENFANTS : - 12 ans.

TARIF JEUNES : - 26 ans.

TARIF RÉDUIT : Sur présentation d’un justificatif : Demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, PMR et son accompagnateur, Pass culture, E-pass Jeunes

MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU MAL
Avis d'Expert
Eric-Emmanuel SCHMITT

À Tel-Aviv, il y a quelques années, les partisans de la paix de deux côtés s’emparèrent de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran : le théâtre national d’Israël présenta longtemps cette pièce un soir en arabe, un soir en hébreu. Or nous entrons dans une zone de turbulences encore plus fortes que lorsque ce texte fut créé en 1999 : l’islamophobie s’est développée sans complexe, l’antisémitisme a repris du poil de la bête, l’ignorance de l’autre n’apparaît plus comme un défaut. Aujourd’hui, on se replie sur son identité comme on se cache dans une armure. Beaucoup ont alors pensé que Monsieur Ibrahim nous manquait, avec sa sagesse souriante inspirée du soufisme, ainsi que Momo, ce garçon solitaire en quête d’amour. Ces deux-là voient d’abord un être humain en l’autre, pas seulement un juif, un arabe, un musulman, un français, un étranger. Ils nous racontent un univers coloré de tendresse et de respect, nourri par la première forme de la tolérance : la curiosité.

Eric-Emmanuel SCHMITT, auteur et interprète